S’appuyant sur une pratique performative et multidisciplinaire, le travail de Rose de la Riva s'étend de la performance à la sculpture, en passant par l'installation, la vidéo et le dessin. Ses projets s'élaborent par le biais d'associations intuitives, de recherches historiques, de glanage d’images et d'explorations in situ. Créant un dialogue où les éléments formels et symboliques s'entremêlent, ses œuvres se situent à l'intersection entre le matériel et l'immatériel, ouvrant une réflexion sur la nature des objets et leurs histoires.

 

Son récent corpus d'œuvres-objets et de sculptures en bronze sonde l'histoire de la sorcellerie, explorant ses liens avec la ruralité, l’agriculture et le folklore. Tissant des métaphores politiques et personnelles, elle tente de comprendre comment se forment les mythes et les superstitions, s'interrogeant sur la portée de leur empreinte sur nos perceptions et rapports matériels. 

 

En tant qu’artiste lesbo-queer, elle s’intéresse aux sorcières, hérétiques et démons comme autant de symboles que se réapproprient les militantes féministes, les communautés queers et les sous-cultures. Visant une compréhension plus approfondie, nuancée et incarnée de l’histoire, elle s’interroge sur les fondements de nos imaginaires collectifs et sur la manière dont la peur, la psyché et l’instabilité économique façonnent les croyances magiques.

 

Rose de la Riva est une artiste visuelle et travailleuse culturelle née à Tiohtià:ke / Mooniyang / Montréal. Depuis 2016, elle s’implique activement dans le réseau des centres d’artistes autogérés et a affirmé sa présence dans le milieu de l’art performance au Québec. Ses œuvres et ses performances ont été présentées au sein de centres de diffusion (Verticale, Le Lieu, DRAC, Skol, Fonderie Darling), galeries (Art Mûr), festivals (VIVA! Art Action, Festival des Faubourgs), résidences (LA SERRE – arts vivants, Atelier de l'Observatoire de Casablanca), appartements et terrains vagues. Elle est titulaire d’une maîtrise en arts plastiques (Studio Arts) de l’Université Concordia (2025).