Paulina Bereza est une artiste et créatrice de matériaux qui vit actuellement entre le Canada et les États-Unis. Travaillant principalement à travers le tissage, son œuvre se situe dans un espace liminal ; des images figuratives et abstraites se mêlent à travers des procédés analogiques et numériques pour former des espaces à la fois familiers et méconnaissables. Alliant pratiques artisanales, nouvelles technologies et biomatérialité, les pièces de Bereza sont des paysages temporels construits à partir de fragments abstraits, assemblant des impressions qui s’étendent sur plusieurs époques et lieux, créant ainsi des scènes qui évoquent des espaces malléables et désorientants, à l’identité hybride. Une archive personnelle de photographies retraçant son parcours, depuis les premières années de la Pologne post-communiste jusqu’à ses lieux de vie transitoires, en passant par son héritage slave, constitue la source de son travail. Ses textiles hybrides forment des paysages qui capturent les traces de souvenirs reconstruits à travers des collages et un montage génératif approfondi, en les abstraisant délibérément et en créant des comportements matériels qui incarnent la friction entre une multitude de réalités, dans une tentative de trouver une familiarité au cœur de la transition.

 

Paulina a obtenu sa maîtrise en beaux-arts en techniques textiles à la Rhode Island School of Design en 2024. Elle était auparavant diplômée de l’université Concordia (2022) en pratiques des fibres et des matériaux. Son travail et ses recherches ont été soutenus par une bourse en sciences sociales et culturelles du Fonds de recherche du Québec (2023-2024), et elle a bénéficié du soutien du Conseil des arts du Canada (2022), de la bourse Lenore G. Tawney (2023) et d’une bourse de la Haystack Mountain School of Craft (2022). En 2021, elle a remporté le « Creative Promise Award » décerné par la Surface Design Association (SDA). Ses œuvres récentes ont été présentées à Art Toronto (2025), au Center for Contemporary Photography (G44 2026), au RISD Museum (2024) et à la Biennale internationale du lin de Portneuf (2021). Sa nouvelle série d’œuvres prendra forme au cours de sa résidence au Praxis Digital Weaving Lab en 2026.