Les créations de Tina Marais abordent des questions complexes comme la matérialité, la réminiscence de lieux ou d’objets ou encore les systèmes écologique, naturel et politique. Leurs formes sculpturales découlent de la fascination de l’artiste pour les éléments organiques parsemant la nature ambiante. 

 

Élaborant ses œuvres au moyen de diverses matières textiles, Tina Marais inscrit sa démarche dans un processus de recherche-création dynamique. Contrastant fibres naturelles et tissus synthétiques, elle conçoit des formes qui rappellent des systèmes et des corps organiques, des mutations cellulaires ou alors des bribes de souvenirs tactiles. Tant dans sa technique que dans ses réalisations, elle s’appuie sur des considérations portant sur un flux constant, des réalités mouvantes, une imperceptible décomposition ou, au contraire, une croissance exubérante.

 

Suivant leur origine, les matières employées renvoient aux contrecoups des déplacements forcés, du colonialisme et du capitalisme de même qu’aux répercussions environnementales de l’industrie textile – tout particulièrement sur la vulnérabilité des réseaux d’approvisionnement en eau. En définitive, le caractère texturé des œuvres de Tina Marais évoque un désir tactile de rapprochement et d’interaction.

 

Tina Marais est une artiste travaillant le textile résidant à Montréal. Elle crée des abstractions qui abordent des questions de matérialité enchevêtrées et les systèmes écologiques. Son travail a été présenté aux niveaux national et international, dans des expositions solos et collectives. Elle était artiste invitée à la biennale BIEN (2021, Slovénie), et a été sélectionnée pour la première biennale internationale d’art matériel contemporain de Chine, MATERIAL THINKING (2022). Elle a reçu des bourses du Conseil des arts du Canada et du Conseil des Arts et Lettres du Québec, entre autres. En 2019, on lui a accordé la bourse pour l'excellence en arts visuels de la fondation Dora and Avi Morrow. Elle complète présentement sa maîtrise en arts visuels à Concordia (2022).